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Girondins de Bordeaux : une nouvelle claque qui pourrait tuer le FCGB !


Vendredi 10 Avril 2026 07:18 - écrit par

Coup de tonnerre pour les Girondins : la FIFA a interdit au FCGB de recruter sur trois mercatos, sur fond de dette de 1,5 M€ réclamée par le Sporting Gijón pour Pedro Díaz, que le club bordelais estime pourtant couverte par son plan de continuation.



La FIFA sanctionne, Bordeaux se retranche derrière le tribunal

Depuis le 27 mars, les Girondins de Bordeaux figurent sur la liste des clubs interdits de recrutement par la FIFA, avec une sanction qui court sur trois périodes de mercato. Elle concerne a minima l’été prochain, le mercato d’hiver suivant et la fenêtre estivale 2027 selon Sud Ouest. En clair, le FCGB ne pourra pas enregistrer de nouveaux joueurs, sauf éventuelles levées de sanction, alors même que le club est mal engagé pour une montée en Ligue 3.

À l’origine du bras de fer, une dette de 1,5 M€ due au Sporting Gijón dans le cadre du transfert de Pedro Díaz, arrivé en 2023 pour environ 2,2 M€. Dans son plan de continuation validé par le tribunal de commerce de Bordeaux, le club pensait ne rembourser que 10% de ce reliquat, comme pour la plupart de ses créances transferts, étalées sur dix ans pour un total d’environ 26 M€. La FIFA a déjà tranché sur le fond en 2025 : Bordeaux doit payer l’intégralité des 1,5 M€, plus pénalités et intérêts, décision révélée par la presse espagnole puis confirmée en France.

Maître Barandas, qui défend les Marine et Blanc, reste pourtant confiant : « On nous demande de payer des indemnités de transfert qui ont été intégrées dans le plan de continuation adopté par le tribunal de commerce. Ce plan nous permet de ne pas payer la totalité des sommes que nous devions au titre des transferts. Nous sommes quand même relativement sereins et nous pensons avoir raison sur le plan juridique. » Une sérénité qui tranche avec l’inquiétude des supporters, déjà échaudés par les précédentes interdictions FIFA pour des dettes plus modestes, comme les 8 225 euros dus à Maribor dans le dossier Zan Vipotnik.

Bras de fer juridique en vue entre Bordeaux et la FIFA

Derrière ce nouveau dossier explosif, c’est l'avenir du FCGB qui est en jeu. La décision de la FIFA d’ignorer le plan de continuation sur le cas Pedro Díaz envoie un signal très clair : l’instance ne reconnaît pas les « rabais » négociés au niveau national sur les indemnités de transfert, au moins pour certains créanciers. Après Maribor, Farul, Guingamp ou Lille pour d’autres impayés, le Sporting Gijón a lui aussi choisi la voie de Zurich… et a obtenu gain de cause.

Pour Bordeaux, déjà étranglé par des revenus en chute libre en National 2, régler 1,5 M€ cash plus les pénalités relève du casse-tête. La menace plane désormais sur le court terme sportif, avec une interdiction de recrutement qui pourrait hypothéquer tout projet à court-moyen terme, et surtout impacter tout simplement la survie du club au Scapulaire. En face, la direction affiche une ligne dure, assumant un bras de fer juridique avec la FIFA au nom du respect des décisions du tribunal de commerce.

Les supporters, eux, oscillent entre colère et résignation. Sur les réseaux, beaucoup dénoncent une nouvelle « épée de Damoclès » au-dessus du club bordelais, quand d’autres voient dans ce dossier Pedro Díaz le symbole d’une gestion passée qui continue de plomber l’avenir. Une chose est sûre : tant que le chèque pour Gijón ne sera pas signé ou qu’une issue juridique ne sera pas trouvée, chaque mercato bordelais commencera par la même question angoissante : le FCGB pourra-t-il vraiment se renforcer ?



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